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La transcription de la conférence de Durban maintenant disponible

9 janvier 2015

Les présentations et débats issues de la 14e conférence AIVP à Durban sur la Smart Port City ont fait l’objet d’une transcription en anglais réalisée par nos partenaires Sud-africains.

- minutes_6nov2014.pdf
- minutes_5nov2014.pdf
- minutes_4nov2014.pdf

La Ville Portuaire de demain sera smart

27 novembre 2014

Pendant la 14e Conférence Mondiale de l’AIVP, les villes portuaires relèvent le défi du développement durable. Elles deviennent Seatropolis et créent des projets qui engagent les citoyens et favorisent le développement d’une industrie portuaire mieux intégrée à la dynamique urbaine.

La cohabitation entre zone urbaine et zone portuaire d’une ville côtière est un thème de grande actualité. On peut résumer les défis urbanistiques, sociaux et écologiques posés dans la nécessité de créer non seulement des villes portuaires économiquement florissantes, mais aussi « smart », c’est-à-dire qui organisent de façon intelligente la cohabitation entre leur espace urbain et l’espace industriel du port. En d’autres termes, la ville portuaire doit investir dans le bien-être social et cet objectif doit se traduire non seulement par le profit, mais aussi, peut-être même d’abord, par la qualité de vie dans un monde dont l’économie mondialisée évolue dans un contexte de profonds changements.

Ce scénario a été au centre de la Conférence Mondiale de l’AIVP, le réseau mondial des villes portuaires. L’association donne la possibilité, tous les deux ans, aux architectes, operateurs portuaires, économistes, chercheurs, sociétés privées et institutions de présenter leurs projets et leurs idées dans une ville portuaire différente pour améliorer le business des ports, rendre la qualité de vie urbaine meilleure, ou, pourquoi pas, tenter de faire coïncider ces deux exigences. Cette année la 14° Conférence Mondiale de l’AIVP s’est déroulée dans la ville portuaire sud-africaine de Durban, du 3 au 6 novembre, après avoir rendu visite, depuis 1988, dans le désordre, aux ports du Havre, Barcelone, Montréal, Buenos Aires, Stockholm, Dakar, Dalian, Sidney, Lisbonne, Gênes, Montevideo, Marseille, Nantes et Saint-Nazaire.

Ces dernières années certains ports comme Riga et Rotterdam en Europe, Vancouver et San Diego en Amérique du Nord, Durban et Douala en Afrique, Ningbo et Hong Kong en Chine, pour citer seulement quelques-uns des représentants de ces ports qui ont participé à l’événement sud-africain, se sont beaucoup développés. Cela a généré pas mal de défis dans le domaine de la logistique, de l’organisation des espaces et du transport par voie terrestre des marchandises provenant de la mer ou des fleuves.

Les projets changent selon les villes portuaires, mais on peut les diviser en deux groupes : ceux qui veulent garder le port et la ville séparés et ceux qui veulent créer une sorte de continuité urbano-portuaire. Le premier groupe relève d’une approche « industrielle » qui met au premier plan le business, regarde les intérêts des operateurs portuaires et s’appuie sur le fait que les exigences des citoyens doivent s’adapter à leurs exigences. La deuxième école de pensée, par contre, part des exigences de la ville, mais de façon « systémique » : la ville portuaire doit offrir une bonne qualité de vie et en même temps garder son savoir-faire industriel et portuaire, pour lequel il faut contenter de la même façon les exigences de nature logistique du port et les exigences sociales des habitants, si on veut les valoriser toutes les deux.

L’approche systémique dans la gestion d’une ville portuaire est celle de la « smart port city ». Qu’est-ce que cela signifie ? « La smart port city est un concept utilisé récemment en urbanisme pour concevoir une ville portuaire post-industrielle qui associe les dernières solutions technologiques au contexte urbain et environnemental, pour créer une ville portuaire dotée d’une meilleure qualité de vie et en même temps économiquement florissante » explique Carlos Moreno, conseiller scientifique pour la Cofely Ineo de Gdf Suez, un des plus grands groupes du secteur énergétique français. « Dans une mégalopole – ajoute-t-il – vivent en moyenne dix millions de personnes. Tokyo, en 2050, atteindra le nombre de 37 millions ! Dans ce contexte la vie urbaine est fragile. La smart city et, dans le cas d’une ville portuaire, la smart port city, a pour objectif une bonne qualité de vie et, par la suite, une ville riche économiquement ».

Selon les dernières données de la société de systèmes informatiques Cisco, en 2030 la demande énergétique aura augmenté de 30%. Dans cinquante ans, cinq milliards de personnes feront partie de la classe moyenne selon Barbara Fluegge, gestionnaire de l’entreprise de software suisse SAP, mais dans le même temps la moitié de la population mondiale aura des difficultés à accéder aux ressources en eau. Dans ce contexte, Markus Wissman, manager Cisco, souligne que les Big Data, infrastructures des données informatiques, permettront de faciliter l’organisation logistique dans les ports. « Les big data – explique-t-il – doublent tous les deux ans et dans une dizaine d’années nous aurons huit milliards de dispositifs connectés. Nous ne sommes pas en train de parler de téléphones portables mais de réfrigérateurs, de bennes à ordures, etc. c’est l’internet des objets connectés. Les big data créeront une infrastructure informatique unique qui reliera entre eux des hôpitaux, des institutions et, naturellement, des ports ». Les villes portuaires, selon Wissman, deviendront des seatropolis, comme Hambourg en Europe du Nord, exemple vertueux de logistique portuaire et d’accueil social. Les seatropolis se tournent vers une économie de la mer, avec le port et les réseaux numériques/connectés comme infrastructures fondamentales pour la société.

Les projets présentés pendant les trois jours de conférence de Durban pour améliorer la qualité de vie dans les villes portuaires ont été nombreux et sont difficiles à énumérer de façon exhaustive. Helsinki, en Finlande, travaille depuis des années à un grand projet d’expansion résidentielle vers l’est, un exemple de « reconquête » du port par la ville : des maisons seront construites là où, auparavant, il y avait un terminal à conteneurs. Transnet National Ports Authority, qui gère les huit ports du système portuaire sud-africain (Richards Bay, Durban, East London, Ngqura, Port Elizabeth, Mossel Bay, Cape Town, Saldanha), s’inspire des taxis de Tokyo et de l’informatisation de la gare de Hambourg pour gérer les villes portuaires sous sa juridiction. Anvers, en Belgique, a développé la Port of Antwerp app, une application qui incite les habitants à connaître les activités de son énorme port (13 mille hectares) avec des QCM. Rotterdam a présenté 4FOLD, le premier conteneur pliable qui devrait amortir le coût du « transport de l’air », le phénomène du transport des conteneurs vides, soit 60% de ceux qui voyagent à travers la planète. Le système fluvial de Gand-Bruxelles veut recycler presque tous les déchets du port. Durban veut rénover l’artère routière de 600 km qui la relie à Johannesburg, en cherchant à séparer de la circulation urbaine les moyens de transports lourds pour décongestionner la circulation. Rotterdam veut alimenter en énergie un quartier résidentiel en réutilisant les gaz émis par l’industrie lourde.

On ne manque pas de projets pour les vingt ou trente prochaines années. Port Elizabeth veut relancer la pêche, mise à genoux par la piraterie et la pénurie de ressources, en planifiant pour 2030 un marché qui va de la à la transformation finale du produit. Les ports de Maurice ont dix projets de waterfront qui l’occuperont pour les dix prochaines années. Le port nord-américain de San-Diego a pour objectif pour 2020 de réduire les émissions du port de 10%, et presque de la moitié en 2060, en utilisant surtout le "cold ironing" à coté de l’énergie solaire et éolienne.

Comment faire cohabiter le port et la ville quand ils sont « comprimés » dans peu d’espace ? Le port italien de Gênes et celui de Riga ont en tête différentes solutions. A Gênes 595 000 personnes vivent sur une superficie de 243 km2 tout près du port. Une forte densité d’immeubles anciens dans un secteur sujet à de fortes inondations : une situation privilégiée pour le cadre de vie mais qui pose de réel problème de sécurité. Ainsi, en 2010, Gênes a créé la Genoa Smart City Association (GSCA), qui a réalisé un plan énergétique et environnemental qui mise sur l’éolien sur la digue, sur le photovoltaïque et surtout sur l’alimentation électrique à quai (cold ironing). Riga est, par contre, un port fluvial qui doit cohabiter avec le centre historique. Le contact est difficile entre les habitants et les operateurs portuaires. Ainsi, la mairie de la ville a eu une idée simple et efficace : ouvrir une consultation publique. On a consulté les 58 quartiers de la ville en leur demandant ce qui allait et ce qui n’allait pas à Riga. L’initiative a eu un grand succès et a permis d’obtenir une vision d’ensemble à partir de laquelle on a pu entamer, à défaut d’une révolution urbanistique, au moins une bonne cohabitation.

Le thème de cette 14° Conférence AIVP de Durban a été la « smart port city ».. « Du point de vue de l’environnement – explique Nicolas Mat, chercheur de l’Ecole des Mines d’Ales - une profonde transition énergétique affecte les habitudes des gens, et c’est une des choses les plus difficiles à réaliser ». « Si on regarde les formes de production de l’énergie – explique Jan Schreuder, Chief energy officer de la Municipalité de Zaanstad – on note que l’énergie fossile traditionnelle, très polluante, est aussi stable, n’ayant pas de problèmes de distribution et de black out ; l’énergie renouvelable, par contre, est très instable ; pensons à l’énergie solaire ou éolienne qui diminue de manière drastique lorsqu’on manque de lumière et de vent ! Comment résoudre cette impasse qui rend impossible la transition énergétique d’une société industrielle dépendant du charbon et du pétrole à une société post-industrielle qui puisse s’en passer ? » se demande Jan Schreuder. « La clef – répond-il – se trouve dans la flexibilité du consommateur. Si les consommateurs étaient invités à participer à la production de l’énergie, je vous garantie que leur flexibilité donnerait une plus grande stabilité à la distribution des énergies renouvelables ».

Le futur de la « smart port city » est un défi environnemental et social, avant même d’être économique. « Il faut tenir compte du fait que l’écologie industrielle est incroyablement complexe » conclue le chercheur français Nicolas Mat. « Une ville portuaire intelligente est aussi celle qui réalise une transition énergétique en touchant les habitudes des personnes, une des choses les plus difficiles à faire. Le port du futur devra être performant d’abord s’il assure la plus grande gestion possible des ressources ».


Paolo Bosso, journaliste et rédacteur, Informazioni Marittime, Napoli
Article traduit de l’italien.

Ville Portuaire Intelligente, un écosystème post-industriel [post-carbone]

14 novembre 2014

Session Plénière 5 : Smart Port, Smart City, savoir croiser les enjeux et les performances

Aujourd’hui, 6 Novembre marque la fin de la 14ème Conférence Mondiale sur les Villes et Ports de l’AIVP à Durban. Une matinée riche en contenu, mettant ainsi l’accent sur le fait que trois jours ne suffisent pas pour couvrir entièrement la question des villes portuaires.
Hong Kong, Barcelone et Vancouver ont présenté les travaux en cours. James Wang, professeur de géographie à l’Université de Hong Kong, a expliqué comment le port chinois était devenu plus fort lorsque ses opérateurs ont été placés au centre de la chaîne logistique, au lieu de les ignorer dans les processus de prise de décision, comme ce fut souvent le cas.
Catalina Grimalt, Responsable informatique de l’Autorité Portuaire de Barcelone, le quatrième plus grand port au monde pour les navires de croisière, a expliqué comment le port est devenu « intelligent » grâce à la numérisation. James Crandles, Directeur chargé du développement au port de Vancouver a exprimé l’espoir que d’ici 2050, le port canadien aurait accompli une transition énergétique radicale.
Jorge Martin Jimenez, du Département de la Qualité et de l’Innovation à l’Autorité Portuaire des îles Baléares, souhaite créer une plate-forme pour la ville portuaire intelligente permettant de dialoguer sur le web. Il a mis en place un itinéraire touristique centré sur les phares côtiers, avec l’application dédiée correspondante. Jan Schreuder, gestionnaire de projet pour le port de Zaanstad aux Pays-Bas, a présenté un programme électronique e-port où le consommateur est invité à devenir le producteur d’énergie dans le but d’apporter une solution à l’instabilité énergétique inhérente a la mise en service des sources d’énergies renouvelables.
Qu’est ce qui rend une ville portuaire « intelligente » ? Est-il possible de donner une définition claire et précise pour ce terme ? Le consensus atteint à la fin de la conférence était qu’une ville portuaire est « intelligente » quand elle peut passer à la gestion post-industrielle de l’énergie, sans dépendre du charbon, dans un contexte où l’éducation, les affaires et l’intelligence pour l’urbanisme, deviennent, tous ensemble, un seul écosystème. « Nous avons besoin d’une transition énergétique qui engage les habitudes des personnes », explique Nicolas Mat, chercheur à l’Ecole des Mines d’Alès. Il a donné l’exemple du port de Marseille, en disant que "c’est une des choses les plus difficiles à faire". Selon Nicolas Mat, "la performance des ville-ports à l’avenir doit être davantage fondée sur la meilleure gestion possible des ressources, et non pas seulement évaluée à l’aune du tonnage total géré par le complexe portuaire.

Une coexistence saine dans les villes portuaires, l’exemple de Riga et de Gênes

14 novembre 2014

Atelier 3 et 4, deux exemples :

Comment est ce qu’un port et une ville peuvent vivre côte à côte quand ils sont "comprimés" dans un espace limité ? Les discussions ont portés autour de cette question lors de la session de l’après-midi de la deuxième journée de la XIVème conférence mondial AIVP sur les Villes et les Ports, à Durban, examinant deux villes portuaires : le port letton de Riga et le port italien de Gênes.

Freeport Riga est le plus grand port de Lettonie. Au total 6% du PIB du pays proviennent de l’activité portuaire. De plus, le Freeport of Riga représente 11% de la surface totale de la ville.
C’est un port fluvial et urbain à proximité du centre historique de la ville. La coexistence est difficile entre les habitants et les opérateurs portuaires.
L’année dernière la Ville de Riga a commencé à travailler sur un nouveau Plan Directeur composé de dix plans thématiques, chacun mettant en avant une dimension particulière tel que le transport, le logement, les espaces verts etc.
Ljeta Putane, Deputy Head of Urban Economic Division à la Ville de Riga nous explique que dès les débuts du processus de consultation mis en place pour ce Plan Directeur, les citoyens ont attiré l’attention sur l’importance d’avoir également un plan thématique dédié uniquement au Freeport de Riga.
Afin d’assurer un engagement de toutes les parties prenantes, la Ville a fait en sorte d’associer des experts, des O.N.Gs. , des entreprises privées, des citoyens, des acteurs sociaux etc. dans toutes les étapes du processus de planification du port.
Enfin, les représentants des quartiers urbains ont été associé tout au long du processus de consultation du Plan Directeur Général de Riga et pas seulement pour la partie concernant le port.
L’initiative a été un succès et a permis de formuler une vision d’ensemble, quoique peut-être ne formant pas la base d’une révolution urbaine mais, pour le moins, contribuant à une saine coexistence.

Gênes a connu des problèmes similaires à ceux de Riga. 595 000 personnes vivent dans 243 kilomètres carrés adjacents au port. Des bâtiments densément disposés, traversés par des cours d’eau peuvent bien créer un panorama pittoresque, mais présentent des graves problèmes de sécurité. Le port est l’un des plus fréquentés en Italie : couvrant 15 km, consommant plus de 30 millions de kWh/an d’énergie. “Ceci fut la raison pour laquelle nous avions créé l’Association des villes intelligentes de Gênes (AVIG) en 2010, qui a mis sur pied un plan d’énergie environnemental du port, mettant l’accent sur l’énergie éolienne et solaire, le barrage, et particulièrement sur le courant à quai”, explique Francesco Oddone, Adjoint au Maire Chargé du développement économique de la ville.
« On pense souvent qu’une ville intelligente se traduit en une série de gadgets technologiques – a poursuivi Oddone - mais en réalité, c’est d’abord et avant tout, une étude de l’impact économique sur la vie des gens". AVIG a une centaine de membres, y compris des associations, des entreprises, des instituts de recherche et la société civile. Il a conclu un certain nombre de protocoles d’accord et obtenu un financement des millions d’euros de l’UE, travaillant en collaboration avec les ports de Copenhague, Hambourg, Vienne et Lyon pour créer un réseau qui, comme dans le cas de Riga, se concentre sur ses citoyens afin de résoudre les problèmes de co-existence et de sécurité dans la ville.

Les smart ports cities entrainent de grands projets environnementaux et une revitalisation des plus petits ports

14 novembre 2014

Session Plénière 4 : Smart Port, Smart City, savoir croiser les enjeux et les performances

Les villes portuaires intelligentes impliquent des projets environnementaux pour les cinquante ans à venir mais aussi la revitalisation des petits ports. Les deux thèmes qui ont été abordés au cours de la séance de la matinée du 5 Novembre de la 14ème Conférence Mondiale Villes et Ports de l’AIVP à Durban.
Olaf Merk, l’Administrateur du Forum International des Transports a discuté du faux dynamisme d’une ville portuaire "fracturée" par le manque de communication entre le port et la ville. Singapour, Rotterdam, Hambourg et Venise offrent un bon exemple de prospérité et de densité qui s’intègrent dans une interface sociale.
Bob Nelson, Président du Port de San Diego (Etats-Unis) a présenté un programme ambitieux qui se propose de réduire les émissions de GES de 10% d’ici 2020, et de près de la moitié avant 2060, en recourant au courant de quai, aux énergies solaire et éolienne. La clé du succès est de créer une communauté d’acteurs locaux autour des questions d’approvisionnement en énergie avec des sociétés comme Dell et Intel pour rechercher de nouvelles solutions d’ici aux cinquante prochaines années.
Wouter Jacobs de l’Université Erasmus de Rotterdam a présenté un projet qui approvisionnerait en énergie les zones résidentielles, à partir du recyclage des émissions des industries lourdes. Le port envisage l’utilisation des biocarburants, du gaz naturel liquéfié, du vent et du soleil. Une fois de plus la communauté joue un rôle clé : la Communauté des Services commerciaux Maritime de Rotterdam compte 35 membres, y compris les banques, les compagnies d’assurance et les cabinets d’avocats, dans le but planifier les investissements.
Le dernier orateur de la matinée, Jacques Ritt, PDG de Soget, a expliqué ce que cette entreprise avait réalisé avec l’Agence des douanes au Bénin. Grace à l’application du concept de guichet unique (informatisation des douanes), le Bénin peut maintenant gérer un conteneur en 10 jours, au lieu de 41. Cela a entraîné une augmentation de 21% des navires en escales et de 57% en ce qui concerne le trafic de conteneurs.

Les waterfronts, la pêche, la logistique et la culture pour revitaliser les ports de l’océan Indien

5 novembre 2014

Session Plénière 3 : Durban, compétitivité portuaire et dynamique urbaine dans l’Océan Indien

Les ports africains donnant sur l’océan Indien ont été au centre de la dernière séance de l’après-midi du 4 Novembre.
Des ports et de nombreux pêcheurs qui ont été affectés par le piratage d’une part et par la limitation des ressources d’autre part. Ms Teresa Athayde a proposé de revitaliser ce secteur, en mettant en valeur Port Elizabeth comme meilleure pratique, avec un port planifiant un marché local d’ici 2030, de la pêche elle-même, au traitement final des marchandises.
Antoine Van Iseghem a présenté différent projets de waterfront, avec la participation d’une dizaine de ports pour un total de dix-huit projets. Neuf d’entre eux sont centrés sur la modernisation des ports, trois sont basées sur l’industrie des déchets et un porte sur le réaménagement d’un port obsolète délaissé.
Le premier port de l’Afrique du Sud est celui de Durban. Pumi Motosoahae et Paul Sessions ont parlé de l’élargissement de la région métropolitaine, qui est supervisé par la municipalité d’eThekwini, du fait de ses liens routiers directs avec Johannesburg. Le principal défi sur ce corridor de transport s’étirant sur 600 km est la congestion. Il ya au moins quatre accidents impliquant des véhicules lourds chaque jour, provoquant jusqu’à cinq kilomètres d’embouteillage. En 2030, l’Autorité des transports d’eThekwini se propose de relocaliser le trafic poids lourds, en créant une zone logistique dédiée qui partira du port de Durban, se connectera au cœur du réseau routier métropolitain et aboutira à Johannesburg.
Enfin, Sanabelle Ebrahim et Mikhail Peppas ont présenté un projet artistique pour le réaménagement de la baie de Durban, également appelée le Cœur de la Citée Verte. Ce projet se déroulera autour d’une marque, La mascotte Bunny Cat, de l’écologie (réutilisant l’électricité) et de la culture (musique et photographie).

Ville Portuaire Intelligente - entre conteneurs pliables et applications innovantes

4 novembre 2014

Session Plénière 2 : Outils et bonnes pratiques au service de la Smart Port City

La Ville Portuaire Intelligente c’est : des conteneurs pliables, des applications mobiles pédagogiques, le "cloud" , du recyclage, le développement durable des terminaux de passagers… . Ce sont là les thèmes qui ont été présentés et discutés lors de la session de l’après-midi d’aujourd’hui avec sept villes portuaires, d’Europe, de Chine et d’Afrique du Sud.
Le port de Ningbo (Chine), l’un des dix plus grands ports du monde, planifie un développement diversifié qui connecte le e-gouvernement (Gouvernement électronique ou en ligne) et le e-commerce (Commerce électronique). Tallinn (Estonie) veut réorganiser son terminal de ferry et de croisière pour accueillir plus de neuf millions de passagers par an. Helsinki (Finlande) a connu une forte expansion vers l’Est, et développe un urbanisme novateur pour le nouveau terminal de passagers afin de réorganiser le flux de piétons et réduire l’utilisation des voitures.
Le système portuaire en Afrique du Sud puise son inspiration dans les taxis de Tokyo et du port de Hambourg, permettant aux opérateurs portuaires de dialoguer à travers une interface numérique unique. Anvers (Belgique) a présenté son application innovante Port d’Anvers app, qui vise à encourager les gens à apprendre à connaître leur énorme port par des menus à choix multiples. Rotterdam a présenté 4OLD, le premier conteneur pliable pour trouver une solution au phénomène de "transport de l’air", en d’autres termes, le transport de conteneurs vides : 60% des conteneurs déplacés autour de la planète. Enfin, le système fluvial Gand-Bruxelles propose un système de recyclage complexe pour les flux de matières qui répond aux besoins urbains d’une ville portuaire, en combinant l’éco-durabilité et la logistique portuaire.

Smart Port City, la connexion « humaine » entre la ville et le port

4 novembre 2014

Session Plénière 1 : Construire une Smart Port City pour aujourd’hui et demain

L’intelligence urbaine est avec le "tout connecté" la base de la smart port city, la ville portuaire futée selon les thèmes d’ouverture de la XIVème
Conférence Mondiale Villes et Ports de l’AIVP. Après les discours de bienvenue du Président de l’AIVP M. Jean Pierre Lecomte, du Maire de Durban M. James Nxumalo et du PDG de l’Autorité Nationale des Ports de Transnet, M. Tau Morwe, et sa collègue M. Lindokuhle Mkhize, Chargée de la Planification et du Développement, ce fut aux deux key notes speakers, de prendre la parole.
Le Professeur Carlos Moreno, Conseiller Scientifique du Président de Cofely Ineo du groupe GDF SUEZ, a mis l’accent sur les aspects humains plutôt qu’économiques de la smart port city ; qui, a-t-il expliqué, est "un espace public où les gens vivent, et où le port est un élément de liaison pour cet espace". En moyenne 10 millions de personnes vivent dans les mégapoles ; ces mégapoles abritent souvent des méga-ports. "Tokyo aura 37 millions d’habitants en 2050. Les équilibres urbains sont fragiles et vulnérables dans un tel contexte. La smart city doit être une ville où il fait bon vivre, avant même d’être une ville économiquement "riche".
Comment peut-on établir des liens entre les besoins de cette société urbano-portuaire et la technologie moderne ? Avec l’Internet of Everything ou le "Tout connecté", selon Markus Wissmann, Responsable des communautés intelligentes et connectées de Systems Cisco de l’Europe, du Moyen-Orient, de l’Afrique et de la Russie, le volume des données va doubler tous les deux ans. En 2030, la demande en électricité aura augmenté de 30%, avec plus de 8 milliards d’appareils connectés. Nous ne parlons pas ici de téléphones mobiles, mais plutôt des réfrigérateurs, des déchets, etc. Voilà pourquoi il doit y avoir une seule infrastructure qui interconnecte les hôpitaux, les institutions et, naturellement, les ports ". La smart city et le smart port sont liés au sein d’un espace urbain pour y vivre.

La 14e Conférence AIVP sur votre Smartphone

30 octobre 2014

Programme, information pratiques, actualités…, suivez sur votre smartphone le rendez-vous mondial de l’AIVP en vous connectant sur www.citiesandports2014.com Partagez ainsi chaque jour les temps forts des principales sessions de travail organisées à Durban et construisez avec nous la Smart Port City de demain.
Pour plus de confort n’hésitez pas à installer un icone sur votre écran d’accueil.
Suivez aussi l’événement sur Facebook.aivp.org et Twitter #DurbanAIVP

Découvrez le programme détaillé de la Conférence sur les Smart Port Cities

15 octobre 2014

Les curriculums vitae et les différents résumés des interventions sont désormais en ligne. Venez les découvrir sur le site dédié de la Conférence. Plus de 50 intervenants venus d’horizons divers, vont présenter, échanger et débattre de nos villes portuaire d’aujourd’hui et de demain. Comment pouvons-nous sans cesse améliorer la qualité de vie de nos citoyens tout en assurant une meilleure compétitivité de nos territoires ville port ? Comment faire face aux enjeux de la mondialisation et de la compétitivité tout en mettant en œuvre une croissance plus soutenable et responsable. Comment pouvons-nous nous appuyer sur des solutions intelligentes et partagées pour répondre à nos besoins spécifiques : ceux de la ville portuaire ? Nos intervenants vont partager leurs expériences et alimenter le débat qui continue à faire vivre l’AIVP depuis plus de 25 ans.

Découvrez le programme de la Post Conférence Ville Port au Cap

6 octobre 2014

Une soixantaine de délégués ont confirmé leur participation à la Post Conférence à Cape Town. Elle s’inscrit dans la continuité de la Conférence Mondiale de l’AIVP à Durban où sont attendues plus d’une 40aine de participants de nationalités différentes. La Post Conférence proposera des visites sur mesure de la ville et du port de Cape Town, connu pour son « Working Waterfront ». Un des sites les plus visités d’Afrique du Sud, le Victoria & Alfred Waterfront, accueille environ 23 millions de touristes par an. Les délégués pourront également découvrir des nouveaux projets tels que le Watershed, un ancien hangar transformé en bâtiment HQE et la transformation d’un silo à l’origine d’un renouveau d’un quartier ancien. La journée organisée en partenariat avec la Ville et l’Autorité Portuaire de Cape Town s’annonce riche en échanges d’expériences et en moments conviviaux à partager avec les délégués.

Programme détaillé et speakers

6 août 2014

L’organisation de toutes les sessions de travail de la 14e Conférence Mondiale AIVP est désormais arrêtée. Un programme détaillé session par session est disponible sur le site avec les coordonnées de tous les speakers internationaux. De New York à Valparaiso, de Vancouver à Bahia Blanca, de Rotterdam à Gênes, de Hong Kong à Melbourne, de Libreville à Maputo, les villes portuaires de tous les continents seront représentées pour ce rendez-vous incontournable. Nous vous donnons rendez-vous à Durban et au Cap du 3 au 8 novembre. Les inscriptions sont bien sûr ouvertes.

Appel à communication : délai de réponse prolongé au 15 avril !

10 avril 2014

Notre appel international à communication s’achève normalement ce jour. Toutefois, pour répondre à de nombreuses demandes nous acceptons les propositions qui pourraient encore nous parvenir d’ici le 15 avril. Merci de vous faire connaitre très rapidement en nous renvoyant le formulaire disponible sur le site de la conférence ou par simple mail si vous souhaitez déposer un projet d’intervention pour cet évènement mondial. N’attendez plus, les places sont malheureusement limitées !

Un site dédié, pour quoi faire ?

28 février 2014

Disponible en français, anglais et espagnol, ce site internet se veut être une source d’informations privilégiées sur le contenu et la préparation des débats de cette 14e Conférence Mondiale de l’AIVP, ainsi que sur son organisation technique et logistique. Au fil des mois, ce site sera actualisé et enrichi de nouvelles rubriques : déroulé chronologique, présentation des speakers, programme des sessions de travail, visites techniques, événements sociaux et culturels, procédures d’inscription, hébergement… Toutes les informations dont vous aurez besoin pour préparer ce grand rendez-vous des villes portuaires du monde et y prendre part sereinement seront à votre disposition et actualisées quotidiennement.
Pour l’heure, l’AIVP serait très heureuse de vous compter parmi les contributeurs aux travaux de cette conférence mondiale. Vous engagez de nouvelles stratégies et développez des projets innovants ? Nous vous invitons à les faire connaître à un public de décideurs attentifs à vos problématiques et à vos solutions. A cet effet, merci de nous renvoyer vos propositions de communications avant le 10 avril 2014 au plus tard.