Les smart ports cities entrainent de grands projets environnementaux et une revitalisation des plus petits ports

Session Plénière 4 : Smart Port, Smart City, savoir croiser les enjeux et les performances

Les villes portuaires intelligentes impliquent des projets environnementaux pour les cinquante ans à venir mais aussi la revitalisation des petits ports. Les deux thèmes qui ont été abordés au cours de la séance de la matinée du 5 Novembre de la 14ème Conférence Mondiale Villes et Ports de l’AIVP à Durban.
Olaf Merk, l’Administrateur du Forum International des Transports a discuté du faux dynamisme d’une ville portuaire "fracturée" par le manque de communication entre le port et la ville. Singapour, Rotterdam, Hambourg et Venise offrent un bon exemple de prospérité et de densité qui s’intègrent dans une interface sociale.
Bob Nelson, Président du Port de San Diego (Etats-Unis) a présenté un programme ambitieux qui se propose de réduire les émissions de GES de 10% d’ici 2020, et de près de la moitié avant 2060, en recourant au courant de quai, aux énergies solaire et éolienne. La clé du succès est de créer une communauté d’acteurs locaux autour des questions d’approvisionnement en énergie avec des sociétés comme Dell et Intel pour rechercher de nouvelles solutions d’ici aux cinquante prochaines années.
Wouter Jacobs de l’Université Erasmus de Rotterdam a présenté un projet qui approvisionnerait en énergie les zones résidentielles, à partir du recyclage des émissions des industries lourdes. Le port envisage l’utilisation des biocarburants, du gaz naturel liquéfié, du vent et du soleil. Une fois de plus la communauté joue un rôle clé : la Communauté des Services commerciaux Maritime de Rotterdam compte 35 membres, y compris les banques, les compagnies d’assurance et les cabinets d’avocats, dans le but planifier les investissements.
Le dernier orateur de la matinée, Jacques Ritt, PDG de Soget, a expliqué ce que cette entreprise avait réalisé avec l’Agence des douanes au Bénin. Grace à l’application du concept de guichet unique (informatisation des douanes), le Bénin peut maintenant gérer un conteneur en 10 jours, au lieu de 41. Cela a entraîné une augmentation de 21% des navires en escales et de 57% en ce qui concerne le trafic de conteneurs.