Interventions

Stéphane RAISON

Président du Directoire

Dunkerque Port

(France)

Stéphane Raison, Ingénieur en chef des ponts, eaux et forêts, est Président du Directoire du Grand Port Maritime de Dunkerque depuis le 25 Juillet 2014.

Stéphane Raison (44 ans) était, depuis 2013, Président du Directoire du Grand Port Maritime de La Réunion, après en avoir été le préfigurateur pour sa mise en place, en 2012. Auparavant, Stéphane Raison était Directeur Général par intérim du Grand Port Maritime de Dunkerque (GPMD) entre août 2011 et mars 2012 ; Directeur de l’Aménagement et de l’Environnement du GPMD où il était directeur de projet pour la mise en place du terminal méthanier, aujourd’hui en fin de construction.

Stéphane Raison s’est particulièrement investi dans les domaines de l’économie circulaire et sur l’interface ville/port.

Stéphane Raison a été par ailleurs chef du service maritime et des risques à la DDE de Vendée.


Sylvie DELATTE

Directrice Stratégie, International et Portuaire

Communauté Urbaine de Dunkerque

(France)

De formation juridique, Sylvie Delatte est entrée à la Ville de Dunkerque, au Nord de la France, dans les années 1990 aux affaires économiques. Elle s’est rapidement intéressée au grand projet Neptune de reconquête des espaces portuaires (180 hectares) qu’a lancé à cette époque la ville de Dunkerque en lien avec l’Agence d’Urbanisme et de Développement de la région dunkerquoise. Elle a ensuite rejoint l’Agence d’Urbanisme au sein d’une équipe pluridisciplinaire pour élaborer et suivre la mise en oeuvre du projet de développement du territoire de l’agglomération dunkerquoise.

Puis, intéressée par l’échelle intercommunale, Syvie Delatte a intégré la Communauté Urbaine de Dunkerque pour s’occuper d’abord des relations internationales, de la direction de la stratégie et des partenariats, puis de la direction des relations portuaires au sein de la direction générale de l’attractivité et des affaires économiques. Cela lui a permis de travailler en étroit partenariat avec le port de Dunkerque sur le plan économique, urbain, socio-culturel..., partenariat qui s’est formalisé par la signature en octobre 2010 d’un accord cadre partenarial. Sylvie Delatte suit particulièrement les activités du cluster maritime français dont la CUD est membre et est également membre intuitu personae du laboratoire de la "blue society".


Dunkerque : une histoire industrielle tournée vers le durable

Thème : Smart Port Entrepreneur | Ville(s) analysée(s) : Dunkerque
Depuis la mise en place des grandes implantations industrielles de 1950 à 1990 avec tout d’abord la sidérurgie puis les produits pétroliers, le nucléaire et enfin les électro intensifs, Dunkerque a toujours su adapter son territoire aux attentes en matière énergétique. Première centrale nucléaire française, premier dépôt pétrolier en volume, première usine sidérurgique française, premier site de production de l’Air Liquide, Dunkerque a logiquement proposé en 2007 l’implantation d’un nouvel espace énergétique pour de l’importation de GNL mais aussi parce que Dunkerque opérait une mutation vers la troisième révolution industrielle. Le transport maritime en zone SECA allait entrer par le détroit du Pas de Calais et la Communauté Européenne se tournait vers des points d’entrée multi énergie pour tous les modes de transport et notamment l’hydrogène.
La particularité de la place portuaire était l’écologie industrielle pour mettre en symbiose tout le tissu des entreprises locales. Au-delà de la fourniture de GNL dans un marché mondial en pleine construction (ouverture des marchés des shell gas aux Etats Unis, développement de grands projets en Sibérie et au Mozambique), le GNL comme l’hydrogène représentent une nouvelle source de propulsion des navires et des transports terrestres. Au-delà de cette dimension liée aux transports, l’arrivée du terminal méthanier a été pour le territoire un accélérateur de l’innovation pour lancer des programmes de recherche sur le froid. Innocold, pôle d'expertise sur le froid à vocation de développement industriel et économique est ainsi né en 2011 de la volonté de pouvoir valoriser le froid pour l’industrie, comme la chaleur fatale avait été valorisée il y a plusieurs années au sein de projets comme DK6 ou le chauffage urbain. Il met en œuvre trois types d'activités : la recherche collaborative, la formation professionnelle et des plateformes d'essais autour de trois thématiques liées au froid industriel : les matériaux, l'efficacité énergétique et la sécurité industrielle .
Ce positionnement majeur dans un monde en pleine transition énergétique permet d’associer tous les acteurs dans une recherche complète d’une économie circulaire.

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DUR_actes_Raison-Delatte.pdf (Réservé aux participants de la conférence
et membres de l'AIVP)