Interventions

Annik DIRKX

Spokeswoman

Port of Antwerp

(Belgique)

Annik Dirkx (°1978) a fait des études de langues romanes et de politique internationale. Après ses études elle a commencé à travailler en tant que journaliste pour l’agence de presse nationale Belga, et rapportait surtout de la politique et de l’économie anversoises. Ainsi elle a découvert le port d’Anvers, un univers jusqu’alors assez inconnu pour elle. En 2008 elle a postulé pour l’emploi de porte-parole de l’Autorité Portuaire d’Anvers, l’autorité publique qui gère l’infrastructure portuaire et qui est en charge (entre autres) de la promotion du port.

Le port d’Anvers s’est développé au long des décennies à côté de la ville. Il y eu une époque où les Anversois voyaient passer les navires quand ils se promenaient sur le quai, mais ce temps n’existe plus aujourd’hui. Les activités économiques, le coeur du port, se situent (au minimum) à une dizaine de kilomètres du centre ville. Le port embauche des milliers d’Anversois, mais ceux qui n’y travaillent pas, ne le connaissent pas/plus. L’Autorité portuaire a bien compris qu’une meilleure connaissance, une appréciation plus forte du port par les habitants, était cruciale pour pouvoir bénéficier d’une "license to operate, license to grow". Au cours des dernières années, de nombreuses initiatives ont été prises pour rapprocher la ville et le port. Parmi celles-ci, citons à titre d’exemple : l’organisation des journées portuaires et des tours en bus pour les citoyens, l’initiation du pavillon portuaire comme centre de visite et la publication du journal portuaire "Haven en Goed".


Les actions de "Community outreach" de la Communauté Portuaire d’Anvers

Thème : Smart Port Citoyen | Ville(s) analysée(s) : Antwerp
Havenland, ou « PortLand », est la concrétisation du « Programme pour l’accueil et les loisirs dans le port d’Anvers ». Ce projet a été crée à la demande du gouvernement flamand pour établir un scénario sur le développement futur du port d’Anvers à l’horizon 2030. Toutes les études montrent que la croissance du port revêt une importance capitale pour la prospérité de la Flandre, mais que ce développement doit satisfaire un certain nombre de conditions fondamentales en matière de qualité de vie, de mobilité, d’environnement, d’agriculture, de développement durable, de patrimoine... En d’autres termes, la « license to operate » et la « license to grow » sont acquises mais tout cela devra s’inscrire dans un cadre beaucoup plus large. Ceci a entraîné la mise en oeuvre d’un vaste PROGRAMME D’ACTION qui englobe plusieurs projets concrets, dont un intitulé : « Développer les activités de loisir à l’intérieur et autour du port », devenu « Havenland », un ambitieux projet porté par le port d’Anvers, le gouvernement flamand et plusieurs instances régionales et même européennes.
Le port lui-même occupe une superficie d’environ 130 kilomètres carrés mais Havenland s’étendra sur approximativement 280 kilomètres carrés. En effet, toutes les communautés environnantes, y compris celles qui se trouvent de l’autre côté de la frontière avec les Pays-Bas, sont invitées à rejoindre le projet.
Havenland sera bien plus qu’un autre parc à thème. Appelé à devenir un site unique d’interaction entre le passé et l’avenir, il se développera sur les deux rives du fleuve Escaut qui servira de trait d’union entre l’économie et les loisirs.
Où en sommes-nous aujourd’hui ? La conception de l’ensemble du projet a été confiée à deux bureaux internationaux. La remise du rapport final est prévue pour Avril 2015, date à laquelle Havenland sera progressivement mis en oeuvre.
Il est indéniable que la valeur ajoutée que doit en attendre l’autorité portuaire d’Anvers est celle d’un solide soutien social. Si, d’ici quelques années, le grand public estime que Havenland est porteur d’avenir, son jugement sera plus nuancé concernant la « license to operate », l’équivalent de la « license to grow(th) ».

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DUR_actes_Dirkx2.pdf (Réservé aux participants de la conférence
et membres de l'AIVP)